plasticité neuronale et stabilité des souvenirs: le paradoxe

Publié le par rusi

Pour la première fois des scientifiques menant une étude sur la mémoire à long terme ont mis en évidence le mécanisme sous-jacent à la formation des souvenirs. Grace à un traceur fluorescent, on   peut voir en direct la formation de protéines spécifiques aux souvenirs. Il s' agit en fait de la traduction du souvenir en protéine. On le savait depuis un certain temps, mais c' est la première fois qu'il existe une preuve visuelle. L' enjeu de ce genre d' études est de comprendre le mécanisme détaillé de la formation des engrammes.

Ces protéines se forment au niveau des synapses ( endroit de jonction entre deux neurones qui est aussi un carrefour du déplacement de l' information). Ces protéines ont la propriété de renforcer la jonction synaptique et donc la mémoire.

Lorsqu' on étudie la mémoire, il faut tenir compte de deux éléments essentiels: la stabilité du système qui fait qu'on retrouve le souvenir et son contraire la flexibilité des jonctions et donc la plasticité du réseau neuronal indispensable à l' apprentissage et à l' adaptation.

Comment le cerveau fait-il pour avoir des engrammes stables et en même temps avoir une flexibilité ?
Ces protéines sont spécifiques à la jonction synaptique concernée par le souvenir et ont une affinité spécifique au niveau pré et post synaptique. Ainsi les neurones ,tout en conservant leur flexibilité, gardent via ses protéines , une stabilité qui permet de reconstituer le souvenir.

Par ailleurs, la plasticité neuronale et les souvenirs à long terme ne nécessiteraient pas spécifiquement  l' intervention d' une expression génique, et fournit la preuve que la plasticité cérabrale

Source: http://www.mediquality.net/news/socpro/fr/showdoc.asp?readarticle=true&doc_id=82578&subsubsubcat_id=205

Mohamed

Publié dans la mémoire

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